Le 24 septembre, deux jours après le déclenchement des élections provinciales, la Commission des services médicaux a approuvé des modifications qui limitent les « consultations médicales de groupe » virtuelles à 30 patient·e·s, au lieu de 50, à compter du 1er novembre. Les défenseur·e·s des droits des patient·e·s ont souligné que ce changement réduira l’accès aux soins pour les personnes souffrant de nombreux problèmes de santé chroniques. Cela contredit aussi directement les recommandations de notre recherche auprès des personnes atteintes de la COVID longue.
Alors qu’un nouveau gouvernement provincial s’apprête à prendre ses fonctions à l’Assemblée législative, l’une des tâches immédiates du nouveau ou de la nouvelle ministre de la Santé devrait être d’examiner et de réviser les modifications proposées afin de s’assurer qu’elles ne restreignent pas les soins aux patient·e·s.
Au cours des quatre dernières années, nous avons collaboré avec des personnes atteintes de la COVID longue afin de mieux comprendre les obstacles à l’accès aux soins de santé. On estime que 36 % des personnes dans le monde développent une COVID longue après une infection à la COVID-19, et les données de 2022 du Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique ont identifié plus de 327 000 personnes atteintes de la COVID longue en Colombie-Britannique. Notre sondage, mené en 2025 auprès de 621 personnes atteintes de la COVID longue à travers le Canada, a révélé que 60 % des répondant·e·s en Colombie-Britannique avaient eu recours à des consultations médicales en groupe, et de nombreuses personnes ont indiqué qu’il s’agissait de la seule forme de soins à leur disposition.
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