[Traduit de l’anglais]
Toronto, Ontario (le 10 juillet 2026) — Une nouvelle étude d’imagerie cérébrale menée par des chercheur·euses du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), publiée dans eBioMedicine, apporte la preuve la plus solide à ce jour que la COVID longue est associée à des lésions des neurones libérant de la dopamine dans le cerveau — une découverte qui pourrait expliquer des symptômes tels que le manque de motivation dû à la fatigue, le ralentissement des mouvements et les troubles de la mémoire, et qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.
On estime que la COVID longue touche 5 % de la population mondiale, dont deux millions de Canadien·ne·s, et se caractérise par un large éventail de symptômes persistants et parfois invalidants, notamment des symptômes cérébraux tels que la fatigue, le « brouillard cérébral », les troubles de la mémoire ou la déprime, qui persistent pendant au moins trois mois après l’infection initiale par la COVID-19. Malgré sa prévalence, il n’existe actuellement aucun traitement fondé sur des données probantes, en grande partie en raison d’une compréhension limitée de la pathologie cérébrale sous-jacente.
Dans la nouvelle étude, les chercheur·euses ont utilisé l’imagerie cérébrale par tomographie par émission de positrons (TEP) pour mesurer un marqueur bien établi de l’intégrité des neurones dopaminergiques chez les personnes atteintes de COVID longue et les individus en bonne santé.
L’équipe a trouvé des niveaux significativement plus bas du marqueur d’imagerie — indiquant une densité réduite de la terminaison nerveuse en dopamine — dans toutes les principales régions du striatum, la structure cérébrale qui joue un rôle central dans la motivation, le mouvement et la pensée, chez les personnes atteintes de COVID longue par rapport aux individus en bonne santé. Plus précisément, les marqueurs inférieurs dans le striatum ventral étaient associés à une perte de motivation plus importante, la réduction des marqueurs dans le putamen dorsal était associée à un ralentissement de la vitesse de mouvement et la perte de marqueurs dans le putamen caudé était liée à des difficultés de mémoire.
