Press "Enter" to skip to content

Les politiques sanitaires « obsolètes » liées à la COVID constituent encore aujourd’hui un danger, selon un chercheur de l’Université de Calgary

[Traduit de l’anglais]

Mark Ungrin, professeur à l’Université de Calgary, a consacré des années de recherche à mettre en lumière ce qui, selon lui, constitue une préoccupation majeure pour la santé de tous·tes les Canadien·ne·s.

Il affirme que la politique de santé et la réponse du gouvernement fédéral face à la COVID-19 reposaient sur des informations obsolètes, et que cette même politique est toujours en vigueur aujourd’hui.

« Malheureusement, lorsque la COVID-19 a frappé, on a accordé très peu d’attention à la transmission par aérosols comme moyen d’infection du virus d’une personne à l’autre », a déclaré M. Ungrin. « Des avertissements ont été donnés par des scientifiques, des ingénieur·euses, des expert·e·s en santé et sécurité au travail, ainsi que par de nombreuses personnes au sein de la profession médicale, mais les responsables de la lutte contre les infections ont en réalité fondé leurs décisions sur des connaissances assez obsolètes concernant la biologie des aérosols et la transmission des maladies par ce biais; par conséquent, il·elles ont essentiellement supposé qu’il était impossible que la COVID-19 se transmette par voie aérienne ».

« Et cela, évidemment, maintenant nous pouvons voir que c’était une erreur », a-t-il ajouté.

« Cette erreur de supposer que la COVID-19 ne pouvait pas être transmise par l’air était fondée sur l’idée que les aérosols tombent au sol à moins de trois pieds. Et ce n’est pas une nouvelle information. Il a été souligné dans le rapport de la Commission sur le SRAS en 2006 comme étant illogique, même à ce moment-là », a-t-il poursuivi.